Mon aventure chinoise

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Comme de nombreux étudiants en quête de nouvelles aventures, je suis partie en 2013 en échange de campus pour le sud de la Chine. L’autre bout du monde, le mandarin, la culture sont pour le moins éloignés…. mais si j’ai réussi, vous pourrez y arriver ! Suivez le guide.

On part quand ? 

Le sud de la Chine a quatre saisons bien distinctes, la meilleure pour la visiter se trouve entre avril et juin, où les températures sont douces et les pluies se font très rares. Les plus courageux pourront s’y aventurer en septembre où les grosses averses et pire, les typhons, frappent presque chaque année. Si vous aimez les défis , tentez le déplacement en hiver, très froid avec un vent souvent violent même si la neige n’est pas fréquente. Je conseille quand même un départ pour le nouvel an chinois entre fin janvier et début février pour une bonne dose d’exotisme, et évitez à tout prix la fête de la république la première semaine d’octobre qui correspond aux vacances nationales en Chine : vous n’arriverez même pas à rentrer dans le métro.

Où on va ? 

Vous le comprendrez bien vite à votre arrivée en Chine, il faut ruser d’inventivité pour arriver à se faire comprendre des locaux : l’anglais est ici loin d’être commun, et ça a été mon premier constat à l’arrivée. J’ai rapidement commencé à prendre des cours de mandarin, et j’ai amèrement regretté de ne pas avoir commencé plus tôt, je vous le recommande si vous avez le temps de vous y mettre : briller en société en maîtrisant quelques caractères, c’est bien, retrouver son chemin au milieu de 3 milliards de sinophones, c’est mieux.

994932_10202249807632027_2127389134_nLe voyage a commencé pour nous à l’école. Les premiers jours de cours sont rythmés par les intervenants qui nous font part d’anecdotes et de petits conseils pour sur(vivre) au pays des nouilles sautées. Première étape, acheter un vélo pour les déplacements du quotidien et pour aller un peu plus loin que le bout de notre nez. Défi qui s’avère plus dur que prévu quand absolument personne ne semble capable de nous renseigner une fois sortis de l’école. Second objectif, acquérir une maîtrise rudimentaire du mandarin, donc. Des profs locaux nous donnent quelques cours pour les nuls avec au programme, des phrases toutes faites bien utiles qu’on garde consciencieusement dans le panier de nos flambants vélo d’occasion : « je ne veux pas d’épice » « savez-vous parler anglais? » « où se trouve le Mc Donalds », de quoi surnager dans une planète un peu délirante où l’on se retrouvait les uns les autres sans aucun repères si ce n’est … les uns les autres.

Ce voyage n’en était pour mois pas vraiment un, puisqu’il était parti pour durer plus de 6 mois. Autre challenge : s’équiper ! La plupart des étudiants sont logés en résidence avec d’autres internationaux, de quoi ne pas perdre (complètement) ses repères. L’avantage, c’est qu’elles sont souvent plutôt bien placées et qu’il y a toujours du personnel sur place. On ne peut pas dire qu’ils parlent parfaitement anglais mais ils se plieront en 4 pour essayer de vous aider. Après quelques péripéties, on a finalement trouvé un supermarché. Le constat : on trouve à peu près tout ce qu’il nous faut pour équiper l’appartement mais pour la nourriture, ce n’est pas tout à fait le même constat : oubliez les bons petits plats européens, les barquettes à réchauffer et même les pâtes italiennes. On a commencé par déchanter en ne trouvant aucune de nos si chères grandes références alimentaires, mais ça, c’était avant de s’asseoir dans un restaurant.

Qu’est ce qu’on fait ? 

On ne tarde pas à découvrir que Suzhou est la ville des jardins et des rivières, une énième Venise de l’Orient donc. Calme du côté des quartiers résidentiels de C District, elle s’anime dès lors que l’on s’aventure vers le centre et ses grandes ruelles à l’image des métropoles chinoises. Du côté de Cang Lang et un peu partout dans le centre, le KTV est le must des folles nuits de Suzhou. Loin des clubs français dépassés, les karaokés à la chinoise sont souvent perchés dans des buildings avec vue où on est accueillis en européens et donc en VIP, dans une salle privatisée où les barmaids font des allers retours pour nous réhydrater en mojitos. Un peu hésitants sur les premières notes, on s’est pris au jeu de ce qui est dktvevenu l’un de nos QG Shangaiens, et deviendra vite l’un des votre !

A quelques minutes de touk touk (vous en trouverez a peu près partout dès que l’on atteint le centre), dans le quartier de LigongDi, le Pandora a été le témoin de nos folles nuits ! Musique à l’européenne et cocktails pour tous les goûts, de quoi se détendre après de longues heures de cours. Les rabatteurs se battent pour nous faire rentrer dans leur soirée parce que la présence d’européens, c’est quasiment un gage de qualité. Ne vous attendez d’ailleurs pas à payer un seul verre une fois entré. 1236175_10202151784701515_2235833_nDanseurs, acrobates, strip-teaseuses : vous ne devriez pas être déçu de la visite. A la sortie des clubs, on récupère avec une street food sortie de nulle part ou plutôt de touk touks itinérants : poulet frit, brochettes de légume ou soupe aux 5 épices à moins de 2 RMB, dire qu’on pensait manquer de nourriture… Ca a plutôt été l’inverse pendant tout le séjour.

L’envie de découvrir prend le pas sur la fatigue et avec les semaines qui passent, on avance toujours un peu plus loin vers les villes voisines, les must-see du sud de la Chine, et le rêve  tant attendu : Shanghai…à une vingtaine de minutes de Suzhou en train et une trentaine de RMB (moins de 5 euros). Une découverte haute en couleurs où se côtoient la vieille ville sous le signe de la tradition, le centre et la fameuse Nianjin Lu qui n’aurait rien à envier à la 5th avenue, et les labyrinthes de rivières et de jardins où se perdre des heure entières !

Pour ce qui est de Shanghai, je retiendrai quelques adresses parmi les meilleures :

La première étape incontournable, une visite de la ville et il faut dire qu’il y a de quoi faire. Tellement, en fait, qu’on s’y perdrait presque. J’ai donc fait exception à mes habitudes de voyage et je vous invite à faire pareil : le Red Bus à étage vous transporte dans toute la ville au milieu des touristes en goguette, avec des détours par à peu près tous les qua1175504_10202005268838710_1095966920_nrtiers de Shanghai de la vieille ville au Bund et avec les stops illimités pendant 24h :; sportif mais efficace. Ne ratez pas la Place du Peuple, en plein centre ville , où des dizaines de locaux affichent des photos et des pancartes bardées de caractères, c’est en fait un « marché aux célibataires » où les parents recherchent un conjoint pour leurs enfants si tant est qu’ils ne soient pas encore casés passé la barre des…30 ans. 1233352_10202005309599729_229263988_n

Ensuite, rendez-vous au City Market, le marché du faux, un incontournable des touristes en quête de souvenirs bling et de fast fashion à prix cassés. Contrefaçon ou imitations douteuses, on y trouve un peu de tout et même quelques trésors en fouillant bien, mais le mieux, c’est de quand même le plaisir de la négociation. Je n’ai peut être jamais eu l’occasion de pratiquer autant le mandarin, à grand renfort de phrases toutes faites ; « je connais les prix mon ami, j’étudie à Suzhou et je vis ici depuis des mois » et autres « ne me prends pas pour un américain! ».

Mais la vraie affaire, je l’ai trouvée à quelques boutiques de nouilles de là, du côté du South Bund, au marché du sur mesure. Plus communément appelé Fabric Market, c’est là où des dizaines de couturiers et de tailleurs s’affairent pour vous faire rêver : robes de soirée, manteau en cachemire ou costume trois pièces, choisissez vos matières, vos couleurs et vos finitions puis passez aux mesures ! Un petit acompte à régler et une dizaine de jours plus tard, vous repartez avec votre création. Les couturiers sont aux petits soins et sont mêmes capable de reproduire un modèle trouvé sur un magazine ou votre téléphone. Comptez une quarantaine d’euros pour un costume sur mesure et une trentaine pour une robe. Shanghai abrite également un Pearl City Market où dénicher des perles de culture sous toutes les coutures. Attention à porter un oeil attentif sur les pierres ; certaines sont synthétiques. Là encore, là négociation est de rigueur.

A la nuit tombée, le passage de Tianzifang s’anime du côté de la concession française, peut-être mon endroit favori dans tout Shanghai. Amateurs d’art, de musique et de vin chaud : vous êtes chez vous. Une ambiance très particulière s’en dégage entre les petites maisons de locaux et les boutiques où s’adonner à une véritable shopping experience. Un parfum à l’odeur de New York, de la barbapapa au curry, un res1_1289976736_tianzifang_1taurant où manger sur des toilettes, ici vous trouverez de tout, mais surtout de n’importe quoi : une bonne bouffée de dépaysement au coeur de la grande ville. C’est aussi une adresse au poil pour faire des cadeaux souvenirs originaux. Un peu plus tard dans la soirée, faites un tour du côté du Bund d’où admirer le nouveau centre et ses immenses gratte-ciel et repartir avec sa photo souvenir sans oublier de négocier sec, ici un yuan est un yuan ! La soirée se termine dans les cl1385156_10202249689429072_1622929154_nubs branchés de Shanghai, pour nos favoris le Mint en tête à tête avec les requins de l’aquarium géant où au mythique Bar Rouge qui dévoile une vue panoramique sur le Bund depuis sa terrasse au dernier étage.

Pour ceux qui ont le mal du saucisson et du rouge, rendez-vous dans la concession française où fleurissent les bars à vins, les boutiques de designers et les traiteurs chics. Mention spéciale pour Philippe le Bac et ses superbes créations en soie et cachemire. Vous ne serez pas non plus trop dépaysé dans le grand centre avec des Mac Do à tous les coins de rue. Un autre must, un détour par le Café des Stagiaires, miracle, vous pouvez même commander en français ! Pichets de cidre, salade niçoise et planches de foie gras… Et à défaut de trouver la fnac ou le disquaire du coin, vous pourrez flâner dans la librairie française « l’arbre du voyageur » tout près de la concession.

Qu’est ce qu’on mange ? 

Nos souvenirs des premiers restaurants : de longs repas tous assis autour d’une table ronde à montrer du doigt aux serveurs les photos de ce qui nous inspir15940588_10212043499388200_7918787051045286509_nait le plus, un bilan plutôt réussi et quelques découvertes pour la modique somme de… 10 RMB, soit moins de 1,5€ ‎par personnes. Boissons comprises. Si. Après quelques tentatives ratées de cuisine, on a donc pris le parti de passer une grande partie de nos repas au restaurant. Il y en a de très nombreux autour des campus et dans les centres commerciaux.

Vous trouverez des restaurants traditionnels, et la plupart des plats se retrouvent un peu partout. A ce prix là, vous aurez l’occasion de goûter à tout. Attention quand même aux plats à base de viande car comme avaient pris soin de le mentionner nos référents à l’école, on ne sait pas toujours ce qui se trouve dans l’assiette, attendez plutôt d’être attablé dans un restaurant plus haut de gamme quitte à attendre le début du mois. Donnez aussi leur chance aux géniaux barbecue coréens et essayez les fast food, vous serez surpris de croquer dans des nuggets et des burgers parfumées aux épices. Vous trouverez à Suzhou et dans les grandes villes des pseudos restaurants français, italiens, espagnols, la plupart ne valent pas le coup, et après tout, vous n’êtes quand même pas là pour manger des margharita.

Le must, ca reste les « teppanyaki » : on a mis un petit moment à s’y aventurer et pour cause, ils étaient souvent hors budget, enfin chinoisement parlant : le menu à volonté avoisine les 25€ tête. Assis autour de grandes plaques chauffantes où cuisinent les chefs, on n’a qu’a sélectionner un plat parmi le menu : sushi, entrées, viandes, légumes, boissons, tout est à volonté et en règle général, tout est excellent. Cerise sur le gâteau, tournée générale de bananes flambées sous vos yeux en dessert.

On se dit quoi ?  

Comme je l’ai mentionné un peu plus tôt, nous avons connu de nombreux périples par manque de connaissance du mandarin. Si j’avais un conseil à donner à un futur expat en Chine, ça s15978395_10212043449586955_575010652_nerait d’apprendre et de réviser ses caractères et sa prononciation. Oubliez le Chinois pour les nuls et autres apprentissages dans les livres pour apprendre à lire et à écrire, vous avez avant tout besoin d’apprendre à parler et correctement, ce qui passe par un nombre conséquent d’accents, lesquels habillent pas moins de 5000 caractères : pas évident pour les francophones habitués à leur 26 lettres. Pas de stress, il existe de nombreuses méthodes et profs particuliers qui vous guideront et l’on trouve même quelques pépites en ligne, je recommande la méthode du franco-chinois Cédric Beau et ses vidéos en ligne qui ne se contente pas d’un apprentissage scolaire puisqu’il les ponctue d’anecdotes et de petites brèves sur la culture du pays.

 

Combien ça coûte ? 

Vu la durée du séjour, mes dépenses n’ont pas été celles de mes voyages habituels. Le plus gros du budget est en fait passé dans les voyages et le shopping, il y a eu de quoi faire !  J’ai dépensé en tout et pour tout 30000 RMB soit 4000 euros, location d’appartement incluse, pour ces 6 mois.

Qu’il s’agisse des guides touristiques, des marchands ambulants et même des magasins sédentaires, la règle est la même : n’oubliez pas… né-go-cier. Les vendeurs partent parfois de prix mirobolants devant les européens, surtout si vous ne maîtrisez pas quelques bases de mandarin. Vous devriez pouvoir faire baisser les prix d’au minimum 60%.Veillez à ne pas descendre trop bas de peur de froisser les marchands qui vous chasseront de leurs stands et n’allez pas jusqu’à négocier dans les grands magasins ou les supermarchés. 5e ville la plus développée de Chine, Suzhou reste relativement raisonnable et nous avons maintenu un très bon niveau de vie durant ces quelques mois.

Un repas sur le pouce dans la rue : 10 RMB

Un repas dans un bon restaurant : 120 RMB

Ticket de bus : 1 RMB

Nuit en auberge de jeunesse : 180 RMB

Nuit en hôtel 3* : 30 RMB

Cocktail dans un bar : 50 RMB

On y va comment ? 

En ce qui concerne les moyens de transport, j’ai pu en tester quelques uns puisque, vous l’aurez compris, nous avons vadrouillé. Si les touks touks pour rentrer du supermarché et le vélo acheté 120 RMB ont été de fidèles compagnons pour les trajets du quotidien, nous nous sommes vite essoufflés pour des trajets plus longs.

Le bus, d’abord, est un bon compromis pour la modique somme de 1 RMB/ trajet à Suzhou et de 2RMB/ trajet à Shanghai. L’inconvénient, il n’est pas évident de se repérer pour trouver les arrêts et il faut avoir l’estomac bien accroché si le trajet est long, la circulation est plutôt hasardeuse en ville et le klaxon prévaut sur toutes les règles.

Nous y avons préféré le métro, remarquablement propre et bien entretenu, qui permet de se rendre partout à Shanghai et dans sa banlieue pour un ticket entre 3 et 10 RMB. Les arrêts sont notifiés en caractères, en pinyin et pour les plus importants, précisent les lieux d’intérêt à proximité, un vrai jeu d’enfant ! P

jour ce qui est des voyages entre les villes et les régions, nous avons aussi emprunté le train, une aventure considérable puisque les gares dispensent très peu d’informations en anglais, difficile de s’y retrouver donc entre les foules qui se pressent pour ne pas rater le train et la confusion du personnel parmi lequel, là encore, personne ne peut nous indiquer notre chemin. Une fois dans le train qui était en somme plutôt confortable et propre, veillez à rester bien attentif pour votre arrêt, le conducteur ne le répètera pas deux fois !

C’est quoi les codes ?

En ce qui concerne les échanges, on s’est très vite soudés entre étudiants internationaux, mais le contact avec les locaux est à première vue assez particulier. Ils ont tendance à nous regarder comme des bêtes de foire, c’est un constat qu’on fait un peu partout dès lors qu’on sort de nos zones de confort (aéroport, résidence, école…) comme si voir des étrangers en chair et en os était une attraction. Si certains ne supportaient pas vraiment ces regards qu’ils ont pris -à tort- pour de la xénophobie, j’ai pris le parti de m’en amuser et de poser avec eux et je me suis fait quelques amis par la même occasion. Avec un peu de bonne volonté, vous réduirez cette distance avec les locaux, nous avons quand même réussi à nous lier d’amitié avec eux et en plus, à les familiariser avec notre culture en apprenant de notre côté à comprendre la leur !

On bouge ? 

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Mon premier vrai voyage depuis notre arrivée, une semaine à Pékin ! Une vraie escapade à la découverte de la capitale où nous avons découvert, une fois passés le véritable labyrinthe du métro, les pépites du patrimoine chinois. A commencer par la fameuse muraille perchée de plus de 50 000 km de long, un bon sport pour une randonnée avec vue sur la vallée de Mutianyu. Plutôt rude pour des sportifs du dimanche comme nous, on a donc choisi un tronçon à vue de nez avant de nous aventurer sur les terres de l’une des 7 merveilles du Monde. Essoufflés mais photogéniques, nous avons terminé notre marche par une descente… en toboggan ! Après un détour pour dég1010774_10202151727780092_1896362924_nuster le meilleur canard laqué la ville découpé sous nos yeux ébahis à Quanjude Roast Duck, nous nous somme mis en route pour la Cité interdite jalonnée de trésors d’histoire qui nous ont gardé en haleine malgré la pluie battante. Non loin de là, une atmosphère singulière règne sur la fameuse place Tien Anmen réunit des touristes et des locaux venus du monde entier se rappellent des manifestations et des rassemblements qui ont rendu le lieu célèbre dans le monde entier. Direction le palais d’été, une découverte incroyable au détour des lacs et des temples perchés. Posé sur un immense jardin impérial, l’ancienne résidence de la mère de l’Empereur est devenue un parc public à découvrir absolument ! Comptez entre 40 et 50 RMB pour l’entrée. Après toutes ces émotions, on s’est remis autour d’un cocktail géant au  Capital Spirits, dans le top 3 des bars pékinois…

La première semaine d’octobre marque la fête de la République, synonymes de vacances nationales dans le pays. Les chinois se déplacent dans tout le pays et plus particulièrement dans les hauts lieux du communisme oIMG_1696ù sont organisées des festivités. Des scènes incroyables où des milliers de chinois s’entassent dans les transports et sur les routes nous ont découragé de nous rendre dans les grandes villes, et nous avons donc pris la route de Changsu, une petite ville voisine où l’un de nos amis chinois nous a hébergé chez ses parents où nous avons passé quelques jours à découvrir les alentours du Shang Lake au temple Xingfu, de quoi décompresser de l’agitation de la grande ville.

Après plusieurs escapades à la découverte de Shanghai, nous nous sommes aventurés un peu plus loin, vers les montagnes jaunes, un décor digne d’un film de science fiction qui a d’ailleurs inspiré le film Avatar. Le trajet depuis Shanghai qui prend 14 heures s’est fait dans un train couc1384269_10202362826017416_280902924_nhette au confort pour le moins rudimentaire et où nous avons été
réveillés sur les coups de 6 heures par les locaux matinaux qui dégustaient leur premier bol de nouilles. Une fois arrivés à Huang Shan, nous n’avons et que quelques minutes de marche pour atteindre le fameux site des montagnes jaunes, guidés par les carioles de street food et les boutiques de souvenirs itinérants qui jalonnaient le chemin. Une fois chaussées nos chaussures de randonnée et embarqués nos sacs de couchage, nous prenons quelques munition de barres de chocolat pour la route. C’est parti pour 24 heures de marche balisés par les paysages lunaires où nous montons, petit à petit, jusque par dessus les nuages. A la nuit tombée, épuisés, nous faisons un arrêt dans une gargote où déguster un1462161_10202738396006431_42984898_ne soupe r
evigorante et quelques gorgées de saké, de quoi se préparer pour une nuit de sommeil au confort discutable, dans nos tentes d’où nous serons délogés au petit matin par les commerçants bien décidés à récupérer leur emplacement. La deuxième journée de randonnée nous a laissé voir de belles surprises malgré quelques gouttes de pluie, et nous sommes sortis victorieux, à la fin de journée, avec une médaille en souvenir…

1420062_10202730200201541_1982365054_nQuelques semaines plus tard, nous nous sommes décidés à prendre l’avion, direction Hong Kong! A la sortie de l’aéroport, grattes ciel par dizaines et taxis jaunes nous transportent tout droit à New York. Un constat qui se poursuit pendant toute l’escapade : touristes en masse; businessmen qui courent dans le métro et frénésie des quartiers branchés prêten

t à confusion ! Autrefois colonie anglaise, on a eu le confort, en l’espace d’une semaine, de ne pas avoir à pratiquer une seule fois notre mandarin…Véritable temple du shopping, HK est jalonné de grands magasins et d’enseignes de luxe où se prendre au jeune temps d’une virée lèche vitrines. Une adresse favorite ? La grande boutique Shang Xia, par Hermès, propose en plus de ses robes traditionnelles chinoises de nombreux accessoires de mode et de maison, de quoi trouver quelques trésors orientaux pour un rapport qualité 1462125_10202730292323844_1404033028_nprix raisonnable ! Outre les boutiques, ce qu’on trouve à tous les coins de rue, ce sont des restaurants internationaux ! Si nous n’avions toujours pas trouvé une baguette digne de ce nom en sept mois à Suzhou, nous nous sommes bien rattrapés à HK ! Enseignes françaises, italiennes et japonaises se tirent la bourre pour le plus grand plaisir des touristes et des locaux en quête de dépaysement. Côté local, on trouve un peu de tout, et beaucoup de cantonais, à ne pas manquer les spécialités de bouchées vapeur « Dim Sum » de Lung King Heen, un délice…Une fois le ventre bien rempli, nous embarquons dans un métro tout de disney vêtu, direction Disneyland HK. Un bon moment nuancé par des installations et manèges miniatures bien décevants, je ne recommande pas. Passez plutôt une soirée sur le front de mer du côté de Tsim Sha Tsui qui offre une vue à couper le souffle sur le port aux parfums et accueille le soir venu des animations de rue ! Après avoir croqué dans ce qui est connu comme le meilleur burger d’HK au Butchers1479823_10202731296668952_950377776_n Club Burgers, on s’est dirigé vers le Victoria Peak. Depuis le centre ville, il n’y a qu’à prendre le plus vieux tramway de la ville qui monte tout en haut des collines d’où l’on aperçoit toute la baie, splendide. Le temps au beau fixe à la mi-décembre nous a encouragé à prendre le chemin de la plage, au sud de l’île. Presque déserte, celle de South Bay dévoile des superbes paysages une quinzaine de minutes du centre seulement, et ça vaut le détour. N’oubliez pas de passer par la baie d’Aberdeen et le charmant village de pêcheurs où faire un tour en barque et pourquoi pas s’essayer à la dégustation de poissons frais ! Pour ce qui est du shopping, HK offre des deals incroyables puisque beaucoup d’articles y sont détaxés ! Misez sur la cosmétique et électronique en particulier avec des prix à -15/20% pour les mêmes produits en France ! Ici, pas d’adresse particulière, les bonnes affaires se trouvent à tous les coins de rue…

Avant de rentrer sur les terres chinoises (ne considérez surtout pas HK comme la Chine), nous avons fait un détour par Macau et ses casinos. La petite île est facile d’accès, en ferry depuis HK. Entre influences chinoises et portugaises, c’est une terre de traditions et de fêtes. La religion y est profondément ancrée, vous trouverez presque1459861_10202776672683324_654545669_n à tous les coins de rue des édifices religieux splendides, que vous pouvez visiter gratuitement pour la plupart. Le jour, flânez dans le centre et goûtez aux spécialités de turion et au poisson séché. Au coucher de soleil, l’île s’anime et après New York, nous découvrons Las Vegas ! Concerts, spectacles de rue et surtout casinos, nous n’avons pas résisté à l’appel du jeu au mythique Lisboa et avons perdu quelques dollars mais ça reste un incontournable. L’île reste minuscule, ne prévoyez pas plus d’un jour ou deux pour la visite.

Sites utiles

 Carnets de voyage, blogs et sites d’info vous donneront de bons conseils avant le départ et pas mal de coups de pouce sur place !

https://www.bonjourchine.com

http://www.bonjourshanghai.com/conseil-voyage-chine/

http://www.lonelyplanet.fr/article/premier-voyage-en-chine-conseils-essentiels

http://www.routard.com/guide/code_dest/shanghai.html

http://www.lepetitjournal.com

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5 réflexions sur “Mon aventure chinoise

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